Le CV est parfait : expertise, charisme, diplomatie. Mais un détail fait tiquer : “Représentant syndical”. Et là, la question se pose : quel risque prend-on à recruter un cadre territorial engagé syndicalement ? 💥
Des dispositions juridiques d’ordre public mais pas seulement :🏛️
« Aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement (…) en raison de (…) ses activités syndicales. ». Ces dispositions s’imposent juridiquement mais aussi du point de vue éthique. Votre collectivité territoriale entend-elle bâillonner l’expression de ses agents ?
Les atouts du militant syndical :🔥
Il est en réalité un formidable capteur du réel. Il identifie les rouages internes, les points de friction, les non-dits des équipes. C’est celui qui voit venir les crises, et qui, parfois, sait dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Et si cet engagement traduisait simplement une haute conscience du bien commun ?
Après tout, dans la fonction publique, n’est-ce pas exactement ce qu’on attend d’un manager ?

Et si le vrai sujet, c’était votre capacité à accueillir la contradiction ?💡
Le problème n’est pas l’engagement syndical. Votre ouverture aux critiques et idées alternative est-elle suffisante pour accueillir la position syndicale ? Les personnalités les plus lucides, celles qui osent questionner, deviennent-elles “gênantes” ?
L’instauration d’un espace de confiance : 🙏
Progresser mutuellement par la contradiction dans le respect des opinions des uns et des autres, créer des espaces de discussion sans biais, donner des signaux de confiance sont autant de postures qui vont instaurer une relation harmonieuse. Le risque n’est pas de recruter un cadre engagé, mais de ne pas savoir en faire un allié au bénéfice de vos collaborateurs et donc de votre organisation.
Partagez dans les commentaires vos expériences et vos idées !