Recruteriez-vous des cadres trentenaires opérationnels, mais qui veulent du télétravail ou la semaine de 4 jours ? L’avez-vous tenté et avec quels résultats ?

Les collectivités territoriales font face à un défi RH inédit : attirer des cadres trentenaires compétents. Que faire avec ceux qui posent des conditions de travail flexibles (télétravail 2-3 jours/semaine, semaine de 4 jours, horaires décalés). Ces profils, opérationnels dès leur arrivée et porteurs d’innovations, pourraient combler les besoins en compétences. Mais leur recrutement soulève des questions brûlantes : Comment concilier leurs attentes avec les contraintes du service public ? Faut-il céder pour attirer les talents, ou risquer des vacances de postes sur des compétences clés ?

👨‍🎓 Les atouts majeurs de ces profils

Ils sont généralement très bien formés (niveau Master ou double Master). Ils arrivent avec des expériences concrètes sur lesquelles votre collectivité territoriale capitalisera.

Ils maîtrisent les logiciels classiques mais aussi les solutions collaboratives, l’analyse de données, ou les réseaux sociaux, là où certains agents territoriaux sont encore rétifs. Leur productivité tout comme leur apport dans la modernisation sont un atout pour les collectivités.

👉 Les craintes légitimes

La culture territoriale faite de présentéisme et de contraintes est-elle compatible avec ces profils ? Le service public fonctionne sur des rythmes et des contraintes (accueil du public, urgences) difficiles à concilier avec le télétravail ou la semaine de 4 jours.

De plus, d’un point de vue managérial, comment justifier que certains cadres bénéficient de flexibilité, alors que les agents en contact avec le public (accueil, voirie) ne peuvent pas en profiter ? L’équilibre vie pro/perso passe pour certains de ces profils avant les objectifs des missions qui leur sont assignées. Dès lors, quel engagement peut-on en attendre ?

🔎 Anticiper et s’accorder sur les exigences de service

L’inventaire des postes “flexibles” permet d’identifier les missions compatibles avec le télétravail ou les 4 jours hebdomadaires. Cependant, on exclura les postes nécessitant une présence physique des collaborateurs et exonérant le N+1.

Les exigences ne constituent pas un droit mais une facilité dès lors que les fonctions sont compatibles. Un inventaire précis de la fiche de poste et des adaptations s’avèrera alors nécessaire pour une prise de conscience partagée et acceptée des exigences de service.

🎯 Recruter avec méthode

Recruter des cadres trentenaires opérationnels mais exigeants n’est pas une question de principe, mais de méthode. Les collectivités qui réussissent sont celles qui ciblent les bons postes (compatibles avec la flexibilité), cadrent clairement les modalités (télétravail, 4 jours), préparent les équipes et les managers (formation, médiation).

Les qualités d’engagement et les aspirations des candidats peuvent être vérifiés au moyen d’une sélection par un cabinet de recrutement de cadres des collectivités territoriales. Les mises en situation révéleront les réflexes qui vous permettront d’estimer le risque à prendre.

Le vrai risque n’est pas d’embaucher ces profils, mais de le faire sans préparation et sans le soutien de professionnels. A partir d’une approche structurée, ces recrutements peuvent devenir un levier de modernisation favorable à la marque employeur de votre collectivité.

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