L’empathie est-elle devenue une compétence clé pour le recrutement des cadres dirigeants des collectivités ?

Ne risque-t-on pas de perdre en efficacité ? Comment positionnez vous cette qualité dans vos critères de recrutement ? 🤔

Force est de constater que les savoir-être requis pour les fonctions de manager citent rarement l’empathie comme un critère décisif.

Si de nombreuses collectivités organisent des formations sur l’intelligence émotionnelle, peu d’entre elles citent spontanément l’empathie dans les savoir-être des fiches de poste.

⚙️ Nous nous trouvons toutefois à un moment de basculement :

✔️ Les attentes des agents ont changé : Ils recherchent des managers capables de comprendre leurs motivations, leurs freins, et de créer un environnement de travail bienveillant.

✔️ La complexité des enjeux territoriaux : Gérer des équipes pluridisciplinaires, des budgets serrés et des attentes citoyennes croissantes exige une capacité à décrypter les émotions et les non-dits.

✔️ La rétention des talents : Un dirigeant empathique réduit le turnover au sein de ses équipes.

📌 Empathie ≠ Gentillesse : une compétence de leadership

Contrairement aux idées reçues, l’empathie n’est pas de la faiblesse. C’est une capacité à :

✔️ Se décentrer : Comprendre ce qui motive ou freine un collaborateur, sans jugement.

✔️ Piloter avec justesse : Prendre des décisions en intégrant la dimension humaine, sans renoncer à l’exigence.

✔️ Créer de l’engagement : Un dirigeant empathique inspire confiance et fidélise ses équipes, même dans les périodes de crise.

🔎 Pourquoi les collectivités peinent-elles à intégrer l’empathie dans leurs recrutements ?

✔️ Des grilles d’évaluation obsolètes : Les critères traditionnels (expérience, diplôme, expertise technique) priment encore sur les savoir-être en mode copier/coller.

✔️ Un biais culturel : Dans la fonction publique, l’empathie est parfois perçue comme “trop subjective” pour une évaluation juste.

✔️ Un manque d’outils : Peu de collectivités savent évaluer l’empathie de manière objective pendant un recrutement.

🛠 3 actions concrètes pour intégrer l’empathie dans vos recrutements (dès demain !) :

✔️ Revoyez vos fiches de poste : Ajoutez des critères comme : “Capacité à créer un climat de confiance”, “Savoir écouter et reformuler les attentes des équipes”.

✔️ Utilisez des mises en situation : Proposez un cas pratique : “Un agent vient vous voir en larmes après un conflit avec un élu. Comment réagissez-vous ?”

✔️ Formez vos recruteurs ou faites appel à un cabinet de recrutement pour le secteur public : Outil clé : les tests psychométriques associés à des questions ciblées pour l’entretien de sélection.

Et vous, comment intégrez-vous l’empathie dans vos recrutements ?

  • Avez-vous déjà recruté (ou écarté) un candidat à cause de son niveau d’empathie ?
  • Quels outils utilisez-vous pour évaluer cette compétence ?

N’hésitez pas à commenter !